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Baisse des taux en Israël : votre épargne à la banque rapporte de moins en moins

elkaimilan
il y a 9 heures
5 min de lecture

Le 1er septembre 2026, la Banque d'Israël a abaissé son taux directeur à 3,25 %. C'est la troisième baisse consécutive, et la cinquième en dix mois. Une bonne nouvelle pour les emprunteurs — beaucoup moins pour ceux dont l'argent dort sur un compte bancaire.

Ce qui a été décidé

Le comité monétaire de la Banque d'Israël a ramené le taux directeur de 3,50 % à 3,25 %. Dans la foulée, le taux prime appliqué par les banques est passé à 4,75 %.

La trajectoire des dix derniers mois est sans ambiguïté :

Date

Taux directeur

Avant novembre 2025

4,50 %

Novembre 2025

4,25 %

Janvier 2026

4,00 %

Mai 2026

3,75 %

Juillet 2026

3,50 %

Septembre 2026

3,25 %

Cinq baisses successives, soit 1,25 point en moins d'un an. Et la Banque d'Israël n'exclut pas de poursuivre ce mouvement dans les prochains mois.


Pourquoi cela concerne directement votre épargne

L'attention se porte généralement sur les crédits : c'est vrai, un titulaire de michkanta à taux variable indexé sur le prime voit sa mensualité baisser. Mais le taux directeur agit dans les deux sens.

Le rendement que votre banque vous verse sur un pikadon est calé sur ce même taux. Quand il descend, la rémunération de vos dépôts descend avec lui, marche après marche. Un dépôt qui rapportait plus de 4 % il y a un an n'offre plus aujourd'hui qu'une fraction de ce rendement — et souvent bien moins encore, car les banques répercutent les hausses lentement et les baisses très vite.

À cela s'ajoute un phénomène que l'on oublie facilement : l'inflation. Un rendement nominal de 2 % avec une inflation à 2,5 % signifie que votre pouvoir d'achat recule. L'argent immobile ne stagne pas : il s'érode, silencieusement, mois après mois.

La vraie question n'est donc plus « combien mon dépôt me rapporte-t-il ? », mais « combien me coûte le fait de ne rien faire ? ».


La police d'épargne financière : le produit dont votre banquier ne vous parlera pas

La police d'épargne financière — polissat hissakhon en hébreu — est proposée par les compagnies d'assurance israéliennes, et non par les banques. C'est la première raison pour laquelle tant d'épargnants ne la connaissent pas : personne, au guichet, n'a intérêt à vous orienter vers un produit concurrent du dépôt maison.

C'est pourtant l'un des véhicules d'épargne les plus souples du marché israélien.

Votre argent reste disponible. Aucune durée d'engagement, aucune pénalité de sortie. Vous récupérez tout ou partie de votre capital quand vous le décidez, sous quelques jours ouvrés. C'est la différence majeure avec un dépôt à terme, qui vous immobilise ou vous sanctionne si vous avez besoin de vos fonds avant l'échéance.

Vous choisissez votre niveau de risque. Chaque compagnie propose plusieurs pistes d'investissement (masloulim), de la plus prudente — monétaire, obligations d'État — à la plus dynamique, exposée aux marchés actions. Vous placez le curseur là où vous êtes à l'aise, et vous pouvez répartir votre capital entre plusieurs pistes.

Vous arbitrez sans frottement fiscal. C'est un avantage technique méconnu, mais décisif. Passer d'une piste dynamique à une piste prudente ne déclenche aucune imposition. Vous restez libre de sécuriser vos gains ou de reprendre du risque au fil des années, sans que le fisc vienne prélever à chaque mouvement.

Ni commission d'entrée, ni commission de sortie. Vous ne payez que des frais de gestion annuels. Et ces frais se négocient : c'est précisément le rôle de votre courtier.

L'impôt n'intervient qu'à la sortie, et seulement sur le gain réel. Le prélèvement de 25 % s'applique après déduction de l'inflation, et uniquement sur la part que vous retirez. Tant que votre argent travaille, il n'est pas amputé.

Vous restez maître du rythme. Versement unique, versements mensuels, apports ponctuels quand vous avez une rentrée d'argent : le produit s'adapte à votre situation, pas l'inverse.


Un produit pour les petits portefeuilles comme pour les plus importants

C'est l'idée reçue la plus tenace : « ce genre de placement, ce n'est pas pour moi, je n'ai pas assez ». C'est faux, et dans les deux sens.

Vous commencez avec un budget modeste. Quelques milliers de shekels suffisent à ouvrir une police, et vous pouvez l'alimenter par de petits versements mensuels. Il n'y a ni montant minimum dissuasif, ni frais fixes qui grignoteraient un petit capital. Pour une famille qui met de côté 500 ou 1 000 shekels par mois, l'écart avec un compte d'épargne bancaire devient très visible au bout de quelques années — simplement parce que les intérêts produisent eux-mêmes des intérêts, et que la base de départ n'est pas rabotée par des commissions.

Vous disposez d'un capital important. Là, ce sont d'autres leviers qui jouent. Les frais de gestion se négocient nettement mieux à partir d'un certain encours, et chaque dixième de point économisé représente des dizaines de milliers de shekels sur quinze ans. Vous pouvez également répartir votre capital entre plusieurs pistes et plusieurs compagnies, construire une allocation cohérente avec vos autres actifs — keren hishtalmout, kupat guemel lehachkaa, retraite, immobilier — et conserver une poche entièrement liquide sans renoncer au rendement.

Entre les deux, le raisonnement est le même. Ce qui compte n'est pas le montant, mais l'horizon. De l'argent dont vous n'aurez pas besoin dans les douze prochains mois n'a aucune raison économique de rester sur un compte courant.


Passer de la banque à une police : concrètement, c'est simple

Vous n'avez rien à fermer et rien à justifier. Vous conservez votre compte bancaire, votre carte, vos prélèvements. Vous décidez simplement du montant que vous souhaitez faire travailler ailleurs — la totalité de votre épargne dormante ou une première partie, pour voir.

L'ouverture se fait sur dossier, en français, avec un virement depuis votre compte. Comptez quelques jours. Et si votre situation change, l'argent revient sur votre compte à votre demande.

Beaucoup de nos clients commencent par transférer une fraction de leur épargne, puis complètent une fois qu'ils ont vu le produit fonctionner. C'est une démarche réversible, et c'est précisément ce qui la rend confortable.


Deux ou trois repères avant de choisir

Une police d'épargne ne fonctionne pas comme un dépôt à taux fixe : son rendement dépend de la piste retenue et de l'évolution des marchés. C'est précisément ce qui lui donne son potentiel, et c'est pourquoi le choix de la piste se fait en fonction de votre horizon et de votre confort — pas au hasard. Sur une piste prudente, l'exposition aux marchés est réduite au minimum ; sur une piste dynamique, les variations sont plus marquées d'une année sur l'autre, à la hausse comme à la baisse.

Les frais de gestion varient sensiblement d'une compagnie à l'autre, et un écart de quelques dixièmes de point produit un effet considérable sur quinze ou vingt ans. Comparer avant de signer n'est pas un détail.

Enfin, ce produit se raisonne sur la durée. Pour de l'argent dont vous aurez besoin dans trois mois, un compte bancaire reste plus approprié. Pour une épargne de moyen ou long terme, la comparaison mérite d'être faite sérieusement.


Faire le point sur votre situation

Il n'existe pas de réponse universelle. Le bon arbitrage dépend de votre horizon, de vos projets, de votre situation familiale et de votre tolérance au risque. Une police d'épargne financière n'est d'ailleurs pas la seule piste : selon les cas, un kupat guemel lehachkaa ou un portefeuille géré peuvent être plus pertinents.

Ce qui est certain, en revanche, c'est que le statu quo a désormais un coût. Chaque baisse de taux réduit un peu plus la rémunération de votre argent à la banque, et rien n'indique que le mouvement soit terminé.

Chez Capitali, nous comparons pour vous les solutions des principales compagnies israéliennes, nous négocions les frais de gestion, et nous vous expliquons chaque option en français, sans jargon. Que vous ayez 20 000 ou 2 millions de shekels à placer, la démarche est la même : comprendre votre situation, puis vous proposer ce qui lui correspond.


Le bilan est gratuit et sans engagement. Contactez-nous pour faire le point sur votre épargne.

Cet article a une vocation informative générale et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Toute décision doit tenir compte de votre situation propre. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

 
 
 

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